People Always Leave

Balzac

J’étais à nouveau chez Sylvestre hier soir. Il m’a fait à manger. Et puis l’amour. Entre tout ça on parle aussi, de tout, de rien. On rigole. J’adore ce gars. J’ai eu raison de m’accrocher à lui, je crois pas qu’on en serait là aujourd’hui (10 ans après quand même...).

Après l’amour, j’lui ai demandé : "Et maintenant Sylvestre ?". Je voyais large. Et lui de répondre : "Et maintenant on dort.". J’ai pas insisté mais tout de même ce matin en partant j’ai lâché : "Bon ben à dans 1, 2, 3 ou 10 ans...". Il a eut un magnifique sourire puis m’a dit qu’on va voir c’qu’on peut faire en m’embrassant le front.

Il a un côté paternel c’est vrai, mais aussi un côté intemporel. En avance sur son temps et en même temps assez années 80-90. Je l’ai senti des que j’l’ai rencontré : ce type est vraiment spécial, différent, en marge. Quelque part je regrette qu’on ait mis autant de temps à se parler vraiment, autant j’me dis que j’ai jamais été dans un meilleur état pour accueillir sa personnalité dans ma vie. J’espère que ça va durer un peu…