People Always Leave

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avril 2011

Peut-être avec le temps à la force d'y croire.

Gaël. C'était le mec que tout l'monde voulait avoir comme pote. C'était le copain que toutes les filles voulaient pour elles. Et lui, il n'en voulait qu'une seule. J'ai jamais compris c'qui lui trouvait. Il devait y voir un côté touchant et attachant à sa folie pourtant évidente. Il était doué en maths. Il finissait sans difficulté les exos d'la prof. Je crois qu'il aurait été doué en beaucoup d'choses. S'il l'avait voulu... Il était très attaché à sa mère. Son père le frappait. Je crois. Le prof de français aussi était à deux doigts d'le frapper, lorsqu'il le tenait (...)

Maelström.

Aujourd'hui je suis heureuse. Magnifique. Il est magnifique. Je l'adore. Je l'admire. Je le contemple. Je le dévore. Je le sens. Je le renifle. Je le hume. Je l'entends. Je l'écoute. Je lui souris. Je lui ris. Je lui murmure. Je lui parle. Tout ça me suffit. J'm'en fous de pas pouvoir le toucher, le goûter, l'embrasser, lui donner du plaisir, en recevoir de lui. I don't care. Ca n'me touche pas qu'il me dise que sa gonzesse sait quand elle doit zapper avant qu'il s'énerve devant un reportage. Tout comme quand il m'a raconté ses expériences sexuelles. Son bonheur fait le mien. C'est (...)

Ma clope, mon shit, ma beuze, ma weed, ma coke, mon speed, mon crack, ma musique.

Avec Dé on a posé les choses à plat. Il m'aime d'une certaine façon, moi d'une autre. On est ni ami, ni amant, ni amoureux. On est Sara et Dé, comme on l'a toujours été. Je crois que... le temps, oui, le temps... J'ai écrasé un chat. J'ai fermé les yeux quand j'ai su que j'pourrais pas l'râter. Je l'ai vu se tortiller dans mon rétroviseur. J'ai cru que j'lui avait arraché une patte, j'ai vu un morceau voler. C'était son oreille. C'est son crâne qui a craqué sous ma roue. C'était les nerfs qui rendaient ses pattes spasmodiques. C'est sa vie que j'ai pris. J'ai pas pleuré. (...)

Le titre est vide mon cul !

Bon j'ai passé un excellent moment avec toi qui m'a beaucoup perturbé...j'ai pensé à toi en long en large, en travers durant le samedi matin...être amoureux ? Peut être que oui en fait...même si je me le suis "interdit". Ce qui est sur c'est que j'ai ressenti de l'amour pour toi dés les premiéres minutes passées ensemble. J'en suis à un stade de ma vie où je réalise comme c'est précieux et comme j'aurai été prêt à tout pour toi parce que je veux vivre ma vie pleinement désormais. Tu ne le veux pas ok j'ai compris. Je t'aime et je pourrais être amoureux mais je t'aime (...)

Don Quichotte s'invente une croisade.

C'était sympa de se voir. Analyse. Sympa. Bon, ok. On peut pas dire qu'c'était génial. Ni juste bien. Sympa est le mot. Même si moi j'aurais dit plutôt étrange, ou tellement évident. Mais bon, on va pas chipoter. Ensuite, se voir. C'est pas de t'avoir vu. C'est se voir. SE voir. On s'est vu quoi. On se fréquente. On a passé une pseudo soirée ensemble. On s'est croisé. On s'est vu. On a kiffé sa race. Grosso modo. Ma frangine m'a dit que j'ai pas su attraper les opportunités qui se présentaient à moi lorsque j'lui ai dit qu'j'ai pas d'bol avec les mecs. Elle a d'abord parlé (...)

You know what I mean.

J'sais pas si j'dois parler d'ce week-end. J'sais pas si j'dois dire qu'j'étais à deux brindilles d'reprendre les escalators dans l'sens inverse quand j'ai vu Dé qui m'attendait devant la gare. J'sais pas si j'dois préciser qu'j'ai passé une super soirée avec lui à marcher dans la nuit citadine et à boire des bières ambrées, au whisky ou au cidre et cointreau. J'sais pas non plus si j'dois parler d'la soirée de dimanche, où il a tenu à c'qu'on parle de nos sentiments et où j'ai gardé le silence jusqu'à c'qu'on s'sépare. J'pense pas que j'dois rajouter à quel point j'me (...)