People Always Leave

"On est là et on kiffe."

"Ben ouais, c’est ça la vie. C’est exactement ça William.".

1h30 de téléphone avec mon William et une pêche d’enfer s’insinue en moi ! J’me sens spécialement forte, comme une guerrière, prête à tout dévaster, sans peur au ventre, juste l’adrénaline qui bouillonne contre mes tempes.

On a passé la dernière demi-heure à parler de Vinc'. J’ai dit à William comment j’ai halluciné quand il s’est assis sur ma Saxo dimanche et tout. Bon, comme William a aucun soucis avec les gens, il a dit qu’ça l’a pas choqué. Mais il m’a raconté que quand j’suis partie de chez Loïc et que William est revenu après, Vinc' aurait de nouveau dit que William se f’sait prendre pour un pigeon, que j’me servais d’lui, bla bla bla. William, cette fois-ci, a répondu qu’c’était pas ses oignons et qu’il f’sait c’qu’il voulait. Aussi il paraît qu’il lui a jeté pleins d’regards toute la journée de dimanche après-midi du genre : "Regarde comme tu t’fais prendre pour un bouffon !".

Mais quel enculé ! J’ai dis à William que pour moi c’était fini. J’avais un peu d’espoir que ça changerait un jour, qu’il daigne m’adresser une once de gentillesse avec le temps. Mais là, j’en ai plus rien à foutre. Ce type n’existe plus pour moi. J’vais l’ignorer comme jamais j’ai ignoré quelqu’un. Plus d’bise, que dalle. Et s’il me reproche quoi qu’ce soit, j’vais pas m’laisser faire. Il m’a foutu en rogne, et quand j’suis en rogne, j’suis capable de beaucoup. J’vais pas m’priver d’y aller, de voir William et les autres. C’est surement pas lui qui va m’déranger à partir de maintenant. Au contraire, ça lui foutrait bien les nerfs de voir que les autres m’apprécient. Et ce s’ra quand même moi la gagnante dans l’histoire parc’que je sais que William est avec moi. Quoi qu’il arrive. Au final, c’est tant pis pour lui.

Ahlàlà… Ca m’a fait du bien de sortir tout ça. J’suis en forme là, j’pourrais limite cash lui balancer ses 4 vérités, mais j’vais la jouer fine, et attendre que lui s’énerve en premier. De toute façon, j’ai toujours appris qu’on pouvait frapper, mais jamais en premier. Et comme je l’ai dit à William, je suis très patiente comme fille. Par contre j’ai déjà constaté que ce cher Vincent partait au quart de tour. Ca va être drôle. J’ai plus peur de lui maintenant. J’ai gagné d’avance.

Allez, j’vais me reposer quand même. Peut-être demain soir j’vais chez William. J’suis quasi sûre que Vinc' s’ra pas là parc’qu’il paraît qu’il s’est frité avec Landel. Tout va bien pour moi donc.